Philippe Mayaux ressemble à un plongeur de haut vol, capable des pirouettes les plus insensées. Or ce cascadeur hors pair se plaît à attérir systématiquement sur le ventre, dans une posture volontairement grotesque, éclaboussant généreusement les abords du bassin.
Peintre de placebos à usage domestique, sculpteur de bûches électriques, poète du "feu qui brille dans l‘âtre en placoplâtre", technicien de la vis sans fin, promoteur de "l’avancée du Désert", Philippe Mayaux est un traître magnifique. Il nous fait toucher le sublime pour mieux casser les jouets qui nous fascinent.
Il flatte. Perce. Et recommence.
Marc-Olivier Wahler
Son approche de l’art, qui semblerait immédiate étant donné l’impact visuel de ses tableaux aux couleurs souvent criardes, puisant dans la mécanique sexuelle, est un éloge du motif pictural, entre Duchamp et Picabia…